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RÉSUMÉ

La pratique de plus en plus répandue des perçages (« piercings ») et tatouages s’accompagne trop souvent d’incidents, voire d’accidents, dont la fréquence est en constante progression. Il apparaît donc nécessaire d’attirer l’attention sur les risques non négligeables que comportent ces pratiques et sur les possibilités de les réduire grâce à des mesures de réglementation ou tout au moins d’encadrement.

Déjà je vais commencer à faire le parallèle entre le nombre d'accident et le nombre de tatouages fait. Comme ils le disent, la pose de tatouage est de plus en plus pratiquée, et il est donc normal que le nombre d'accident augmente, tout comme le taux d'accident augmente avec l'augmentation du nombre de voiture en circulation. J'aimerai bien connaître les chiffres exactes qu'ils ont utilisés. Leur point de vue est assez subjectif, ils disent trop souvent, mais 1% d'accident de la route c'est trop aussi, même si c'est en diminution depuis quelques années. Sur quoi se basent-ils pour dire que c'est trop ?

De plus, et on le verra plus loin, les tatoueurs s'auto-régulent en utilisant toujours du matériel stérile (du moins si vous allez dans un magasin qui a pignon sur rue). Ils savent très bien que s'ils veulent avoir une clientèle en augmentation, ils ont intérêt de faire du bon boulot, sinon ils scient la branche sur laquelle ils sont assis.

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Ces modifications corporelles, qui correspondaient d’abord à des camouflages avant de devenir un rite initiatique du passage de l’enfance à l’âge adulte, ont un lien avec certains modes de vie ou comportements sociaux [1]. Elles traduisent plusieurs états : perception négative des conditions de vie, mauvaise intégration sociale, souci d’amélioration de l’image de soi, précocité des rapports sexuels avec grand nombre de partenaires, homosexualité, usage de drogues et consommation d’alcool, activités illicites et appartenance à un « gang », mauvaises habitudes alimentaires. Selon les psychiatres, le perçage est avant tout un moyen pour l’adolescent de s’approprier son corps au moment où les transformations pubertaires et la quête identitaire sont source d’angoisse. Il en ressort que, même si toutes les couches sociales sont concernées, surtout à cause d’un indiscutable phénomène de mode, ces pratiques, réalisant plus ou moins des marqueurs identitaires ou d’appartenance à un groupe social, sont plus le fait de populations fragiles (adolescents, délinquants, individus en proie à un mal-être et ayant besoin d’affirmer leur identité, sujets incarcérés…) ou ayant une conduite à risque (addictologie, précocité et multiplicité de la sexualité) [2].

Wouhaou, ils font fort ! Bon déjà vu la note, c'est pas eux qui ont pondu ça, mais faut pas croire le premier pigeon qui passe ! Elles traduisent plusieurs états Ha parce que c'est forcé qu'ils traduisent ces états ? Voyons voir, moi qui suis tatoué si je rentre dans ces catégories :

  • perception négative des conditions de vie j'ai franchement pas à me plaindre
  • mauvaise intégration sociale Avoir des amis c'est pas une intégration sociale ? ha ben merde ... c'est quoi alors ?
  • souci d’amélioration de l’image de soi gni ?
  • précocité des rapports sexuels avec grand nombre de partenaires Non je n'ai pas tourné dans des films pornographiques étant mineur. Être tatoué veut dire dépucelé dans une partouze ?
  • homosexualité Ma copine est un homme, ho mon dieu !
  • usage de drogues à part le chocolat ... et consommation d’alcool avec modération bien sur
  • activités illicites comme ? je suis dans l'informatique, c'est illicite ça ?
  • et appartenance à un « gang » Je suis dans le gang des Jedi ouais :)
  • mauvaises habitudes alimentaires. Heu ça faut voir avec mon salaire, mais j'ai pas à me plaindre non plus (miam le kebab d'hier soir :D )

Pour résumé, je dirai que je ne rentre pas, mais alors pas du tout dans ces catégories.

Selon les psychiatres, le perçage est avant tout un moyen pour l’adolescent de s’approprier son corps au moment où les transformations pubertaires et la quête identitaire sont source d’angoisse.

J'ai fait mon piercing il y a deux ans, soit quelques années après mes 20 (vingt) ans. Soit j'ai un problème hormonal, soit ... je vois pas. J'ai fait mon piercing parce que j'en avais envie, comme si je me faisait percer l'oreille. Je vois pas en quoi se faire un trou autre part que « là où on a l'habitude de faire » serait un moyen d'évacuer des angoisses.

Il en ressort que, même si toutes les couches sociales sont concernées, surtout à cause d’un indiscutable phénomène de mode, ces pratiques, réalisant plus ou moins des marqueurs identitaires ou d’appartenance à un groupe social, sont plus le fait de populations fragiles (adolescents, délinquants, individus en proie à un mal-être et ayant besoin d’affirmer leur identité, sujets incarcérés…) ou ayant une conduite à risque (addictologie, précocité et multiplicité de la sexualité)

C'est un phénomène de mode, c'est indéniable, tout comme celui de nos grand-mère (ou mère, cela dépend de l'âge que vous avez) ont vécu lors de la pose de bijoux aux oreilles. J'entends encore ma grand-mère me répéter '{Quand j'ai eu ma première boucle d'oreille, c'était en cachette, ma mère voulait pas. Quand mon père a vu, il m'a dit « quand sa sera la mode de mettre dans les trous de nez tu feras aussi ! ... » }} Hé ben il avait pas tout à fait tord mon arrière-grand-père ... à 3-4 générations près.

Toujours à la page 3:

L’un des signataires de ce rapport s’est rendu à un très récent « Salon du tatouage et du piercing » dans lequel, sur une trentaine de stands, étaient notamment réalisés des tatouages, avec attribution de prix. Il a pu constater l’absence totale, dans cette manifestation qui n’aurait certainement pas pu se dérouler sans l’accord des pouvoirs publics, des conditions sanitaires indispensables pour l’accomplissement d’actes correspondant à une agression du corps humain.

En même temps, en allant au salon ... de la gastronomie par exemple, je doute fort qu'une armada de cuisine soit installée rien que pour un événement. Faire un tatouage (ou un piercing) ou faire de la cuisine dans un salon ne respectera aucune condition d'hygiène. Faut pas déconner non plus. Ne crions pas au désastre en montrant une télécommande tout en disant Mais regardez, elle est pleine de boutons

Je vous mets pas le texte sur les incident et accidents, je vais juste résumer.

Faire un piercing ou un tatouage aura forcément son lot d'incident/d'accident. Il y aura toujours une personne pour faire une réaction allergique à un produit, tout comme il y a des gens allergiques à certains aliments, ou à certains métaux nobles par exemple. Les outils et les produits utilisés sont choisis parce que c'est avec ceux-là qu'il y a le moins le problème. Il faut juste se renseigner avant d'acheter, tout comme l'allergique va faire attention avant d'acheter des gâteaux apéros s'il se fait allergique à l'arachide. Mais bon il ne savait qu'il l'était la première fois. Vous me direz que c'est sans doute moins grave avec de la nourriture, « ça passe au moins », certes, mais il y a toujours un risque de se découvrir allergique en mangeant/utilisant un nouveau produit.

Quant-aux infections, il en résulte souvent d'une mauvaise hygiène, de mauvais soins après la pose d'un piercing ou d'un tatouage. Mais ça, si les clients ne suivent pas les conseils du pierceur/tatoueur ...

Je note également que certaines sources utilisées dans ce document commencent à dater un peu. En quelques années tout peu changer. Certaines sources sont étrangères également. Je ne voudrais pas dénigrer, mais suivant le pays les pratiques ne sont pas les mêmes, on peut passer d'un extrême à un autre en allant d'un pays au voisin. Après si les sources se sont basés sur des tatouages fait dans un pays « pauvre », il ne faut pas s'étonner s'il y a beaucoup de complications.

Puis s'en suit le paragraphe Aperçu des réglementations et législations en cours dans divers pays disant qu'en gros, nos voisins ont déjà pris des mesures pour légaliser tout ça entre les années 1995 et 2003 environs. Et nous, la France (sic), arrivés en 2008, ben on a toujours rien. Youhou il est grand temps de se bouger !! Arrêtons de se regarder le nombril et regardons ce que font les voisins aussi, ils ont ptete de bonnes idées. je pense à l'Allemagne (ou l'Espagne) et leurs éoliennes, ils n'ont pas attendus des rapports alarmant pour se mettre à l'écologie.

Source :

Notes

[1] PRETI A., PINNA C. et al. – Body of evidence: tattos, body piercing, and eating disorder symptoms among adolescents. J. Psychosom. Res. 2006 61 (4): 561-566.

[2] SKEGG K., NADA-RAJA S. et al. – Body piercing, personality and sexual behaviour. Arch. Sex. Behav. 2007, 36 (1): 47-54.